Un lieu d’histoire

L'histoire du plateau

Suivre les sentiers du Plateau de Gergovie, c’est replonger dans la bataille qui opposa Vercingétorix à Jules César, célèbre épisode de la Guerre des Gaules. C’est aussi l’occasion de découvrir l’histoire des Arvernes, cet influent peuple gaulois qui fît de Gergovie sa capitale.

Gergovie, Vercingétorix et l’humiliation de César

De -58 à - 51, Jules César mène la Guerre des Gaules avec pour ambition d’asseoir son pouvoir au Sénat de Rome. Parmi la soixantaine de peuples qui se partagent alors ce territoire, les Arvernes, tenant leur richesse de la fertilité des sols volcaniques sont l’un des plus puissants.

En 52 avant J.C., Vercingétorix mène la fronde contre Jules César qui a déjà pris la main sur une partie de la Gaule. Le jeune chef arverne attire César, à la tête de 6 légions (36 000 hommes) sur ses terres, à Gergovie. Les troupes gauloises, sont si supérieures en nombre que Vercingétorix est contraint de les disposer sur les replats autour de l’oppidum (forteresse gauloise).

César établit son Grand Camp au sud-est de la Cité. Il s’empare, une nuit, d’un camp établi par les Gaulois sur la colline de la Roche Blanche, le Petit Camp, qu’il relie au grand camp par un double fossé surmonté de palissades qui protègent les allers et venues. César lance une attaque de diversion par l’ouest avec des muletiers déguisés en soldats. Les Gaulois massent alors leurs troupes sur ce versant de l’oppidum pour renforcer leurs défenses. Pendant ce temps, César attaque à l’opposé sur le flanc sud avec trois légions qui parviennent au pied des remparts.

Mais les Gaulois, alertés par des messagers, lancent leur cavalerie en direction des assaillants et provoquent une débandade chez les légionnaires. La confusion est à son comble lorsque arrivent les Eduens, alliés des romains, confondus avec l’ennemi. Au pied de l’oppidum, deux légions d’élite se positionnent pour bloquer la contre-attaque gauloise mais Vercingétorix ramène ses troupes sur les hauteurs plutôt que de risquer un combat en plaine où il sait les légions supérieures.

César avoue avoir perdu 700 hommes et 46 centurions et, ne pouvant relancer une attaque, abandonne le terrain.

Après cette victoire, Vercingétorix est élu chef suprême des peuples gaulois, avant de connaître la défaite à Alésia qui mettra fin à la guerre des Gaules et à l’indépendance gauloise.

Vercingétorix se rendant à César, Henri Paul Motte

Quand Gergovie était la capitale des Arvernes

Situé à 750 m d’altitude et difficilement accessible, le Plateau de Gergovie a naturellement été choisi comme place forte naturelle.

Les Arvernes, peuple gaulois qui occupait le territoire s’approchant de l’Auvergne actuelle, ne s’y sont pas trompés et ont fait de l’Oppidum de Gergovie leur capitale pendant près de 70 ans.

Sur le Plateau de Gergovie, on retrouve ainsi de nombreux vestiges de l’occupation gauloise puis gallo-romaine. Les visiteurs peuvent voir les traces d’un ancien sanctuaire, de remparts, de portes d’entrée, d’un quartier artisanal ou encore de chemins et places pavés. Tandis que partout des débris d’amphores rappellent la force du commerce qui existait entre Gergovie, les autres peuples gaulois et Rome.

La cité a continué de se développer jusqu’au début de notre ère (10 à 20 ap. J.-C.) avant de laisser sa place de capitale à Augustonemetum, l’actuelle Clermont-Ferrand, située à une quinzaine de kilomètres.

Le plateau en images